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L’évangile Par John Halford La
vie était belle en Israël au VIIIème siècle avant notre ère. Le
commerce était florissant et le niveau de vie, du moins pour certains,
allait en s’améliorant. L’Assyrie et l’Egypte, les deux
superpuissances du moment se préoccupaient de leurs propres problèmes.
Les petites nations alentour se disputaient entre elles, laissant Israël
tranquille. Le
bon roi Jéroboam II régnait depuis des années. C’était un
administrateur sage et compétent. Pendant son règne, il avait récupéré
une grande partie des territoires passés aux mains des envahisseurs au
cours des siècles précédents. Israël avait retrouvé prestige et
puissance, presque comme au temps de l’âge d’or de David et de
Salomon. Il semblait bien que cette époque de prospérité devait
perdurer. Bien des gens pouvaient s'offrir une maison secondaire et des
articles de luxe. On avait amplement le temps et l’argent pour se
reposer et faire la fête. Les
siècles précédents n’avaient pas été aussi favorables. Après le règne
de Salomon, les douze tribus composant Israël s’étaient déchirées
entre factions rivales. Dix d’entre elles firent sécession pour former
une nation indépendante qui s’appelait toujours Israël. Juda et
Benjamin devinrent un état séparé, connu sous le nom de Juda. Israël
et Juda s’étaient combattus à plusieurs reprises, et encore à ce
jour, ils ne pouvaient pas se sentir. Le peuple de Juda n’avait pas le même
niveau de prospérité qu’Israël, et il accusait son peuple
d’abandonner le lieu de culte officiellement choisi par Dieu à Jérusalem. Ceux
qui étaient en Israël et pour qui cela avait encore de l’importance
n’étaient pas d’accord. Ils affirmaient adorer Dieu, mais d’une façon
plus libérale et progressiste. Ils observaient les fêtes religieuses et
avaient choisi plusieurs villes comme lieux de culte où ils avaient des
prêtres et un grand-prêtre. Bethel
était une de ces villes. Beth-el signifiait « Maison de Dieu »
et tous les ans une grande fête s’y tenait. La foule y venait et
pendant plusieurs jours se réjouissait en écoutant de la musique, en
adorant Dieu et en faisant des sacrifices. C’était l’hommage d’un
peuple prospère qui remerciait son Dieu et se congratulait lui-même.
Dieu ne les avait-Il pas bénis ? Même s’ils n’avaient pas
toujours le temps de Le remercier, du moins pouvaient-ils
le faire au cours d’une fête et prendre du plaisir en le faisant.
Un empêcheur de tourner en rond.
C’est pendant une de ces fêtes qu’Amos vint à
Bethel. Il était originaire de Tekoah, une ville insignifiante de Juda, où
il avait probablement un élevage de moutons et un verger. De petits
hommes d’affaires venaient fréquemment aux fêtes pour tirer profit du
commerce transfrontalier, sans pour autant en faire un voyage d’affaires.
Amos était venu chez son riche voisin, non pour faire de l’argent, mais
pour lancer un sévère avertissement de la part de Dieu. Au
début, ce visiteur du sud semblait être assez acceptable et même
amusant. Il n’était pas, selon toute évidence, un prêcheur
professionnel, mais il laissait entendre qu’il avait des messages de
condamnation provenant de Dieu pour tous les rivaux et ennemis potentiels
d’Israël. Pourquoi ne pas écouter ce qu’il avait à dire ? « A cause de trois crimes
de Damas, même quatre, je ne révoque pas mon arrêt »
(Amos 1 : 3). Nouvelle extraordinaire, les habitants de Gaza étaient
brutaux et il fallait les punir. « Je
hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées…
Eloigne de moi le bruit de tes cantiques ; je n’écoute pas le son de
tes luths» (Amos 5 : 21-23). Un
par un, Amos débita les reproches de Dieu contre les voisins d’Israël :
Tyr, Edom, Ammon, Moab et même Juda. (1 : 9 – 2 : 5). C’était
gratifiant. Ces Juifs suffisants du sud allaient enfin apprendre qu’ils
n’étaient pas si vertueux que ça. Les gens de Béthel commençaient à
aimer cela. Mais,
Amos n’avait pas terminé : « A
cause de trois crimes d’Israël, même de quatre, je ne révoque pas mon
arrêt » (2 : 6), dit-il.
Soudain l’auditoire s’était tu pendant qu’Amos leur disait ce que
Dieu pensait d’eux. Malgré
l’apparence extérieure de dévotion religieuse, il n’y avait pas de
justice dans le pays disait-il. Les riches s’enrichissaient sur le dos
des pauvres. S’ils protestaient les tribunaux ne leur rendaient pas
justice. Amos poursuivit en disant : « Ils
aspirent à voir la poussière de la terre sur la tête des misérables,
et ils violent le droit des malheureux » (2 : 7). L’immoralité
était épouvantable. La nation avait rejeté tous les standards.
« Le fils et le père vont vers la même fille… et ils boivent
dans la maison de leurs dieux le vin de ceux qu’ils condamnent » (2
: 7, 8). Il faisait des remarques cinglantes contre les chefs en les défiant :
« Ils ne savent pas agir avec
droiture, ils entassent dans leurs palais le produit de la violence, et de
la rapine» (3 : 10). Allant encore plus
loin, il s’attaque ensuite à leurs femmes avides et paresseuses : « Ecoutez
cette parole, génisses de Basan…vous qui opprimez les misérables, qui
écrasez les indigents, et qui dites à vos maris : apportez et buvons ! »
(4 : 1). Vous pouvez presque les entendre dire « Ah, oui et
alors ! » Les
rites ou les droits ?
Amos
n’en avait pas fini : « O
vous qui changez le droit en absinthe, et qui foulez la terre de la
justice… ils ont en horreur celui qui parle sincèrement,… vous
opprimez le juste, vous recevez des présents et vous violez à la porte
le droit des pauvres. » (5 : 7-12). Ces hypocrites croyaient-ils
vraiment que Dieu serait impressionné parce qu’ils s’étaient assemblés
à Béthel pour une fête religieuse ? « Je
hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées. Quand
vous présentez des holocaustes et des offrandes…éloigne de moi le
bruit de tes cantiques ; je n’écoute pas le son de tes luths. » (5
: 21-23). Qu’est-ce
que Dieu voulait qu’ils fassent à ce sujet ? « Mais que la droiture soit comme un courant d’eau et la justice comme
un torrent qui jamais ne tarit» (5 : 24). S’ils ne changeaient pas
leur façon de faire, leur prospérité s’arrêterait subitement, la
nation serait détruite et le peuple envoyé en exil. « Ils
reposent sur des lits d’ivoire… Ils extravaguent au son du luth... Ils
boivent du vin dans de larges coupes, ils soignent avec la meilleure huile…
C’est pourquoi ils seront emmenés à la tête des captifs et les cris
de joie de ces voluptueux cesseront » (6 : 4-7). « Ils aspirent à voir la
poussière de la terre sur la tête des misérables et ils violent le
droit des malheureux » (2 : 7). Confrontation
Vous
ne pouvez pas provoquer la mauvaise humeur de telles personnes et vous en
sortir aussi facilement. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que
notre prophète au franc-parler se retrouve face aux autorités qu’il
avait condamnées. Le grand-prêtre Amatsia ordonna sa déportation.
« Homme à visions, va-t-en, fuis dans le pays de Juda ; manges-y ton pain ;
et là tu prophétiseras. Mais ne continue pas à prophétiser à Béthel,
car c’est un sanctuaire du roi, et c’est une maison royale » (7
: 12-13). Amos
répondit calmement : « Je ne
suis ni prophète, ni fils de prophète » (7 : 14), et cela
était évident. Aucun prêcheur bien entraîné ne se serait comporté
comme lui. Il fallait être prudent avec ce que l’on disait et ce, tout
spécialement en période de prospérité ; parler de généralités
et éviter de montrer du doigt la congrégation. Etre prudent dans les
prises de positions sur des sujets sensibles. Pour survivre, il fallait être
politiquement correct. Si la religion devait rester respectable, il
fallait qu’elle obéisse aux règles, dont l’une d’elle était de ne
jamais empêcher de tourner en rond. Il
semble qu’Amos ne connaissait pas cette règle ou ne s’en souciait guère.
Il ne faisait aucun effort pour être accepté ou se faire une réputation.
« L’Eternel m’a pris derrière
le troupeau, et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple
d’Israël » dit-il, sans
être intimidé par le grand-prêtre. « Ecoute
maintenant la parole de l’Eternel, toi qui dis : Ne
prophétise pas contre Israël, et ne parle pas contre la maison d’Isaac.
A cause de cela, voici ce que dit l’Eternel : Ta femme se prostituera
dans la ville, tes fils et tes filles tomberont par l’épée, ton champ
sera partagé au cordeau ; et toi, tu mourras sur une terre impure, et
Israël sera emmené captif loin de son pays »
( 7 : 15-17). Nous
ne savons pas ce qui est arrivé ensuite. Ce fut peut-être la seule
apparition en public d’Amos. Il est plus que probable qu’il ait été
expulsé de la ville et que les noceurs aient essayé de l’oublier, lui
et ses déclarations tonitruantes. Jour
de jugement
Amos a certainement pensé qu’il était un raté, malgré
la sincérité de ses intentions. Il ne voulait pas que ses voisins du
nord soient punis et, dans ses avertissements sévères,
il y avait le rappel de l’amour toujours présent de Dieu pour
son peuple choisi. Malgré cela, ils ne voulaient rien entendre. Amos,
se sachant persona non grata à
Béthel, peut avoir décidé d’écrire son message. Ainsi, du moins
resterait-il une trace écrite
prouvant qu’il avait essayé de faire entendre la parole de Dieu, peine
perdue. Israël
continua à suivre avec entêtement le chemin qu’il s’était tracé.
Dieu envoya d’autres prophètes, mais sans résultat. 25 ans après la
venue d’Amos le désastre survint : les Assyriens envahirent le
pays et déportèrent la plupart des chefs et leurs familles. Des étrangers
vinrent repeupler le pays. Il faudrait 2500 ans avant qu’une nation du
nom d’Israël existe de nouveau. Dieu les avait avertis Amos
est mort depuis longtemps, mais ses paroles demeurent. Nous pouvons les
trouver dans le livre de l’Ancien Testament qui porte son nom. Ses
paroles s’appliquent tout aussi bien aujourd’hui qu’à l’époque où
elles furent prononcées. Elles peuvent servir de leçon à toute personne
vivant à une époque prospère mais qui perdrait de vue ses responsabilités
envers Dieu. Par
exemple, nous, ne vivons-nous pas à une époque où les riches
s’enrichissent encore plus, mais souvent au détriment des pauvres ?
Certains gaspillent leur argent, d’autres se débattent pour survivre
tout simplement. Le nombre de crimes horribles a tellement augmenté que
les gens ont peur de sortir le soir. Les amusements dont nous nous délectons
font que nos standards de moralité plongent de façon vertigineuse. Nos
journaux sont remplis d’histoires de corruption et d’immoralité en
haut lieu. Mais pourquoi s’en soucier, tant que cela ne nous affecte pas
directement ? La vie continue son joyeux train-train. Un
prophète contemporain
Qu’arriverait-il
si Amos était ici de nos jours ? Penserait-il avoir encore du travail à
faire ? N’ayant pas peur de la confrontation, il pourrait essayer
de faire passer son message. Alors, donnons-lui quelques conseils : Avant
de faire la même erreur qu’à Béthel, il serait sage de prendre un
cours de relations publiques. Il se peut que vous rencontriez dans notre
société les mêmes problèmes qu’avait naguère Israël, mais il
faudra mettre un bémol à vos propos. Un bon cours de relations publiques
pourrait vous aider à faire passer votre message sans blesser
l’audience ciblée. Néanmoins, cela veut probablement dire qu’il
faudra faire quelques compromis concernant l’intégrité de votre
message. Toutes ces histoires d’immoralité devront être rayées de
votre discours, il ne faut pas critiquer le style de vie des gens !
De préférence, ne jamais désigner quelque chose comme étant un péché. Restez un peu flou sur ce qui est mal, les gens n’aiment
pas qu’on les juge. La manière dont vous parlez de Dieu dérange ;
comme s’il fallait Lui obéir. Cela va jeter un froid ! Alors
baissez d’un ton et ne parlez que de principes spirituels, et tout
devrait bien se passer. (Mais,
vous êtes toujours ce même serviteur de Dieu, franc et sans peur, qui a
un jour essayé de dire à une société corrompue, irresponsable et
cupide que Dieu n’était pas content d’elle. Alors, vous allez
probablement décider de ne pas tenir compte de ces conseils et ne rien
changer à votre discours !) De
préférence, ne jamais désigner quelque chose comme étant un péché. ____________________________ « Même
chanson, mais avec des couplets différents » ____________________________ Par
Jim Herst Par
la voix d’Amos, Dieu a condamné le gouvernement d’Israël, pour une série
de péchés particulièrement atroces (Amos 2 : 6-8) : ·
Exploiter les pauvres et les nécessiteux. ·
Avoir des pratiques sexuelles perverses. ·
Prendre des nantissements illégaux sur des
emprunts. ·
Adorer de faux dieux. La dégringolade morale d’Israël avait débuté
quarante ans plus tôt, en 802 Av. J.C. quand les Assyriens avaient écrasé
à sa frontière nord, la Syrie qui était un redoutable ennemi d’Israël.
Jéroboam II avait pu ainsi étendre le territoire d’Israël jusqu’en
Transjordanie (2 Rois 14 : 23-29) à la suite de quoi on avait assisté à
la mise sur pieds d’échanges commerciaux lucratifs et à la montée
d’une puissante classe marchande en Israël. Malheureusement, ces
nouvelles richesses restèrent dans les mains des riches marchands qui dépensaient
celles-ci à améliorer leur niveau de vie (Amos 3 : 10, 12, 15 ; 6 :
4). Ils négligèrent complètement la grande classe paysanne qui était
depuis toujours l’épine dorsale de l’économie israélienne. Ces
conditions économiques et sociales affectèrent la religion en Israël.
Le culte n’était pas négligé, mais perverti. Les prêtres
continuaient à se conformer aux rites sur les lieux saints nationaux,
mais cela allait de pair avec l’impiété (4 : 4-5) et l’immoralité
(2 : 8). Et, fait révélateur s’il en est, ils offraient aux riches des
cérémonies et des sacrifices coûteux aux dépens des pauvres (2 : 8 ;
5 : 11). Le
message d’Amos allait au cœur du problème car toute loi qui était
brisée par impiété ne pouvait être expiée par les rites, les fêtes
ou les offrandes uniquement (5 : 21-23). En fait, Dieu se tenait sur
l’autel prêt à le détruire ! (Amos 9 :1-4). Le
traitement réservé à Amos par Israël est encore « la même
chanson mais avec des couplets différents ». 750 ans après la
chute d’Israël face aux Assyriens, la chanson était encore la même.
Les chefs religieux rejetèrent aussi bien Jean-Baptiste que le plus grand
des prophètes, Jésus de Nazareth. Eux aussi étaient considérés comme
« politiquement incorrects ». Selon
Jésus « A qui donc
comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils
? Ils ressemblent aux enfants assis sur la place publique, et qui, se
parlant les uns aux autres, disent : Nous avons joué de la flûte, et
vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et
vous n’avez pas pleuré » (Luc 7 : 31). Jésus
ne dansait pas au son de la musique de ceux qui gouvernaient au 1er
siècle de notre ère et il ne danse pas au son des différentes musiques
de notre monde d’aujourd’hui. Jésus en exige autant de Son Eglise.
Elle aussi doit s’élever contre l’injustice, tout particulièrement
contre la cruauté et l’indifférence envers les pauvres. Elle se doit
de prendre position bibliquement contre toutes les formes d’immoralité
et de corruption. Le
Dr. Martin Luther King jr. avait bien cerné le problème : « L’Eglise
n’est pas le monstre ou le serviteur de l’Etat mais plutôt la
conscience de l’Etat. Elle doit en être le guide et le critique et non
l’outil. ». Naturellement, elle doit être un guide rempli de grâce
et d’amour, qui mène les gens vers Jésus-Christ, leur seule vraie
source de vie. Suivons-nous
les courageux exemples d’Amos, de Jean-Baptiste et de Jésus ou allons
nous contribuer à « la même chanson, mais avec des couplets différents »,
en esquivant nos responsabilités pour faire connaître la vérité
absolue de l’Evangile dans un monde post-moderne qui rejette cette vérité
absolue ? Selon
les dires du Dr. Meic Pearse, professeur de l’Histoire de l’Eglise au
London Bible College « …Nous n’avons pas besoin d’être
de parfaits conservateurs pour voir que, dans les pays occidentaux, le phénomène
du « politiquement correct » restreindra probablement la
liberté des chrétiens à exprimer leurs
croyances dans des valeurs morales absolues. Jusqu’où transigerons-nous
sur nos opinions et nos pratiques et sur la façon dont nous les
exprimerons, pour que notre carrière ou notre éducation n’en souffre
pas ? …Il
n’est pas irréaliste ou exagéré de supposer que les pressions exercées
sur les églises chrétiennes, sur leurs chefs religieux, sur les
communautés et organisations chrétiennes ainsi que sur les chrétiens
eux-mêmes pour affaiblir et anéantir leurs efforts à défendre la vérité
et l’intégrité, à dénoncer les principes arbitraires de l’Occident
post-moderne, vont s’intensifier énormément d’ici 20 à 30 ans.
Personne ne sera pendu ou écartelé. Personne ne sera exécuté au petit
matin. Il y aura une pression constante pour faire sombrer dans toutes
sortes de secteurs d’immoralité. Les conséquences sur la carrière,
l’éducation ou la gestion de l’Eglise, d’une communauté ou d’une
organisation chrétienne seront très importantes si on ne capitule pas.
Que ferez-vous ? Que ferai-je ? Jésus aimerait bien le savoir. 1
Citation de Philip Yancey, What’s so Amazing About Grace ?
Page 238 2
Meic Pearce, Who’s Feeding Whom ? Pages 31-32 [Traduction : EGLISE UNIVERSELLE DE DIEU LE MONDE A VENIR France Métropolitaine 53
Rue Raymond Losserand BP
64 - 75662 Paris cedex 14]
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