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Le but des bénédictions
Mais
nous sommes-nous déjà demandé pourquoi Dieu accordel des bénédictions
? Nous ne passons pas de nuits blanches à nous demander pourquoi Dieu
nous les accorde. De fait, nous agissons comme si c'était tout à fait
normal que Dieu nous accorde une belle vie. D'habitude, nous acceptons les
bénédictions, nous remercions Dieu de nous les avoir accordées et nous
en profitons sans plus y réfléchir. Mais, au fond, nous ne les méritons
aucunement. Alors, quand nous en recevons, nous devrions nous demander pourquoi
? Dieu ne nous doit rien. Il ne nous a pas promis la santé ou la prospérité.
Pourtant, nous recevons tous des bénédictions. Il y aurait lieu de
demander : « Seigneur, pourquoi cela m'arrive-t-il ? » Qu'est-ce
qui est normal ? Le
parabole du figuier (Luc 13) constitue une illustration des bénédictions.
Le premier verset nous en donne le contexte : « À cette époque
survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait
fait tuer des Galiléens pendant qu'ils offraient leurs sacrifices. » De
l'avis des gens, les victimes semblaient être, en quelque sorte, plus pécheurs
que d'autres. Voilà ce à quoi Jésus répondait au verset 2 : «
Pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu'ils étaient
de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? Non, je vous le dis;
mais si vous ne changez pas, vous périrez tous, vous aussi. » La
présomption courante de l'époque voulait que les gens subissent ce
qu'ils méritent. Aussi, à leur sens, la douleur et la souffrance découlaient
du péché. Mais le péché des gens souffrants n'en est pas nécessairement
la cause. Le péché blesse les innocents, et c'est pourquoi Dieu voue une
haine implacable au péché. Souvent, les gens souffrent à cause des péchés
des autres. Les
habitants de Jérusalem utilisaient l'exemple de la souffrance des Galiléens.
Jésus, pour sa part, prenait comme exemple des habitants de Jérusalem
qui avaient soufferts : « Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été
tuées quand la tour de Siloé s'est effondrée sur elles. Croyez-vous
qu'elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?
Non, je vous le dis; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez
tous » (versets 4 et 5). Dans
ce monde déchu, il est normal qu'il survienne des désastres. Nous
devrions y réagir en nous repentant. Voilà le contexte de la parabole du
figuier. Un
arbre avec un but Par
la suite, Jésus racontait cette parabole : « Un homme avait un figuier
dans sa vigne. Un jour, il voulut y cueillir des figues, mais n'en trouva
pas. Il dit alors à celui qui s'occupait de sa vigne: 'Voilà trois ans
que je viens chercher des figues à cet arbre, sans pouvoir en trouver.
Arrache-le; je ne vois pas pourquoi il occupe la place inutilement.' 'Maître,
lui répondit l'homme, laisse-le encore cette année! Je bêcherai encore
la terre tout autour et j'y mettrai du fumier; peut-être qu'il portera du
fruit à la saison prochaine. Sinon, tu le feras arracher » (versets
6-9). Le
propriétaire aurait pu utiliser l'espace pour cultiver d'autres vignes.
Mais il voulait des figues. Il a donc planté un figuier. Cependant,
l'arbre ne produisait pas de fruits comme il se devait. Le propriétaire a
donc pris une décision d'affaire : il voulait détruire le figuier qui ne
faisait qu'occuper la place. Jésus
ne donne pas ici de conseils agricoles. La parabole n'a rien à voir avec
des arbres. Elle traite des gens. Dieu entend que les gens produisent du
fruit et donnent de bons résultats. Il entend que les gens l'aiment.
Cependant, la plupart des gens ne font qu'occuper la place, sans faire
quoi que ce soit de particulier. Dieu ne nous a pas créés pour rester
assis à ne rien faire. Il nous a créés pour faire de bonnes oeuvres (Éphésiens
2:10). Les bonnes oeuvres ne sont pas dans notre intérêt personnel, tout
comme les fruits ne profitent pas à l'arbre qui les produit. Les bonnes
oeuvres profitent aux autres. Dieu
n'entend pas que nous restions assis à ne rien faire. Il ne nous a pas créés
pour agir de façon égoïste. Il nous faut aimer notre prochain. Il faut
passer aux actes et produire du fruit. Il faut faire une différence dans
la vie d'autrui. Évidemment,
il nous est impossible de pourvoir aux besoins de tout le monde. Par
contre, nous pouvons tous aider quelques personnes d'une manière
quelconque. Sommes-nous donc une bénédiction pour les autres ? Des
bénédictions pour l'arbre ? Jésus
offre également le pardon. La parabole ne se termine pas par la
destruction du figuier. Non. Sa perspective est tout autre. Voilà ce sur
quoi il faut se concentrer. Le vigneron invoque patience et miséricorde :
attendez, dit-il, laissez-moi m'occuper de l'arbre. Laissez-moi bêcher
autour de l'arbre et y mettre du fumier pour l'engraisser. S'il ne produit
toujours pas de fruits, alors, nous l'arracherons. Au
fond, le vigneron disait : laissez-moi accorder beaucoup de bénédictions
à cet arbre, et s'il ne produit pas de fruits suite à ces bénédictions,
alors nous nous en débarrasserons. Donc, si nous avons des bénédictions
dans notre vie, il faut les considérer comme de l'engrais donné pour que
nous portions plus de fruits en faisant de bonnes oeuvres et non pas
seulement pour que nous occupions de l'espace. Nous
avons tous vécu des moments où nous ne produisions pas de fruit. Mais
Dieu est patient et miséricordieux. Il nous accorde quand même des bénédictions
dans l'espoir que nous recommencerons à en porter. Nous méritons d'être
châtiés, mais parfois, nous obtenons sa grâce et ses bénédictions
pour que nous produisions du fruit. Les bénédictions nous donnent
l'occasion de bénir les autres. Ne
pas juger selon les apparences Si
quelqu'un remarque qu'on est en train de mettre du fumier autour de
l'arbre, il pourrait conclure que l'arbre doit être excellent pour se mériter
un tel traitement. Mais c'est tout à fait le contraire, car l'arbre qui
reçoit la bénédiction est mauvais. De
même, une personne richement bénie n'est pas nécessairement une
personne juste. Ce pourrait être tout le contraire ; les bénédictions
lui ont été données justement parce qu'elle ne produit pas de fruits.
Il reçoit l'engrais dans l'espoir que les bénédictions l'aideront à
devenir une bénédiction pour d'autres. La
parabole remet en question les hypothèses courantes. Les gens n'ont pas
toujours ce qu'ils méritent. Des gens qui subissent des épreuves peuvent
bien être des chrétiens fructueux. Il se peut qu'ils soient simplement
en train d'être émondés pendant quelque temps pour les aider à
produire davantage. Par
ailleurs, quand nous sommes abondamment bénis, nous aimerions croire que
c'est à cause de notre bon comportement, mais ce ne l'est pas nécessairement.
Pire, quand nous sommes bénis, il nous est facile de mépriser ceux qui
subissent des épreuves. Mais l'arbre bien engraissé n'est pas nécessairement
mieux que les branches émondées. Il est impossible de juger selon les
apparences. Il
faut partager les bénédictions Il
est facile de recevoir des bénédictions et d'en profiter égoïstement.
L'ironie, c'est que les bénédictions peuvent nous détourner de Dieu et
nous centrer sur nous-mêmes. Mais les bénédictions nous sont accordées
pour nous permettre de produire encore plus de fruits. Si ce n'est pas le
cas, un mot d'avertissement : Les
bénédictions constituent un signe de la grâce de Dieu, un signe de sa
bonté envers nous même si nous ne le méritons pas. Ce n'est pas une récompense
pour nos bonnes oeuvres. Il faut donc s'en servir comme Dieu l'entend. Dieu
nous a donné sa grâce pour que nous produisions du fruit pour lui et
pour les autres. Il nous l'a donnée pour que nous puissions venir en aide
aux autres et leur être une bénédiction. La grâce nous permet de
servir de conduit pour l'amour, la grâce et les bénédictions que Dieu
entend donner aux autres. Il
faut aimer les autres comme Dieu nous aime. Il faut pardonner aux autres
comme Dieu nous pardonne. Il faut être généreux envers les autres,
comme Dieu est généreux envers nous. Réfléchissons donc comment nous
pouvons employer nos bénédictions matérielles à la gloire de Dieu.
Nous avons tous reçu des bénédictions spirituelles ; aussi faut-il
penser de quelle manière Dieu aimerait que nous nous en servions pour
produire du fruit pour le bien de tous (1 Corinthiens 12:7). Que
c'est merveilleux de recevoir des bénédictions ! En tant que peuple de
Dieu, il faut apprendre à les partager avec autrui, tout comme Dieu
partage ses dons merveilleux avec nous. |
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