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Worldwide Church of God Africa |
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| La Francophonie |
Living and Sharing the Gospel in Africa
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La Joie du Salut Par
Joseph Tkach, Pasteur général Avez-vous
remarqué notre tendance à apprécier davantage les choses lorsqu’elles
n’existent plus ? Les gens prennent davantage soin de leur cœur,
par exemple, après qu’il ait cessé de battre pendant une minute.
L’emploi pour lequel nous nous plaignions hier, devient soudainement très
important lorsque l’on reçoit l’avis de licenciement.
Une vieille voiture semble belle pour une personne qui n’en possède
pas, mais devient moins convoitée pour quelqu’un qui en possède une
neuve. C’est la même voiture et pourtant l’un peut l’apprécier
plus que l’autre, parce que la personne qui expérimente une perte a
tendance à donner plus de valeur à ce qui n’est plus. Dans
la parabole de Jésus, la femme se réjouissait d’avoir dix pièces,
alors qu’elle craignait d’en avoir seulement neuf (Luc 15 : 8-9).
Elle avait le même montant avant qu’après, mais elle ne se serait pas
réjouie si sa pièce n’avait pas été perdue puis retrouvée. Le
berger n’avait pas fait la fête avec ses cent brebis, mais il s’est réjoui
quand il retrouva celle qui était perdue (versets 4 et 6). Les
gens apprécient davantage la nourriture lorsqu’ils sont affamés, ils
apprécient l’eau davantage lorsqu’ils sont assoiffés, ils apprécient
l’aide qui leur est apportée beaucoup plus lorsqu’ils sont dans le
besoin. La santé et la liberté, et peut-être toutes bonnes choses,
deviennent importantes pour nous lorsque nous nous sentons menacés. La joie d’être trouvé Il
en est de même dans le domaine spirituel. La vie avec Dieu devient
inestimable, après avoir expérimenté des problèmes dans notre vie
personnelle. De façon étrange, il peut ressortir du bien des choses
mauvaises. Joe
Aldrich mentionne cette statistique : « Plus de 90% de ceux
qui demeurent au sein d’une congrégation, après leur conversion, étaient
insatisfaits de leur précédent mode de vie sans religion, avant
d’avoir découvert l’Evangile par l’intermédiaire de quelqu’un.
Plus de 75% de ceux qui quittent les églises après leur conversion,
n’ont révélé aucun signe particulier d’insatisfaction avant leur
conversion. » En
d’autres termes, les gens s’engagent plus sérieusement lorsqu’ils
éprouvent un besoin essentiel. Le mécontentement de leur vie passée les
rend plus sérieux maintenant. C’est
peut-être pour cela que Jésus est venu chercher ceux qui sont perdus
(Luc 19 :10). Il est évident que nous sommes tous spirituellement
perdus, mais Jésus est venu chercher ceux qui sont prêts à admettre
qu’ils sont perdus, qu’ils ont besoin de se repentir et de se tourner
vers Dieu. Ce
sont ceux qui reconnaissaient leur besoin d’être aidés qui apprécient
l’aide qu’on leur apporte. Les mendiants apprécient les miettes
beaucoup plus que les riches. Cela ne veut pas dire que les chrétiens de
seconde génération devraient se mettre à pécher de façon démesurée
afin d’avoir une meilleure repentance ? Tout péché produit
souffrance et douleur. Pourquoi envenimer les choses ? Les
péchés de chacun d’entre nous devraient nous permettre de voir la
faiblesse de notre nature, et notre urgent besoin d’être secourus. Il
serait insensé de prétendre que nous faisons partie de l’infime
minorité en mesure de gérer notre vie sans l’aide de Dieu. Jésus
n’a pas appelé ceux qui se suffisent à eux-mêmes. Il a appelé ceux
qui sont fatigués et chargés (Matthieu 11 :28). Il a appelé les
assoiffés, ceux qui sont conscients de leur besoin d’être aidés (Jean
7 : 37). La première étape du salut, semble-t-il, est de réaliser
que nous sommes dans le besoin. Il nous est nécessaire de réaliser que
la vie a plus à offrir que ce que nous pourrions obtenir par nos propres
moyens. Certaines personnes luttent dans les marges de la foi. Ils
reconnaissent leurs chutes, mais pensent qu’avec un petit coup de pouce,
ils pourront retomber sur leurs pieds et y arriver tout seuls. Ils considèrent
Jésus comme une aide temporaire, ils appellent au secours de temps en
temps, mais pensent qu’ils s’en sortiront après. « Dis-moi tout
simplement ce qu’il faut faire, et je le ferai. Quelques jours à l’hôpital,
ensuite je me sentirai mieux et je pourrai continuer ma route. » Mais
nous sommes bien trop malades pour cela. Il nous faut plus que des secours,
il nous faut de la régénération, une nouvelle vie. Il nous faut une
transplantation cardiaque, des soins intensifs, une surveillance constante
et un pardon continuel. Il
nous faut une pile cardiaque, grâce au nouveau battement de cœur donné
par Jésus, et une médication constante prodiguée par l’Esprit-Saint.
Notre maladie est sérieuse et plus nous le réalisons, plus nous apprécierons
l’aide donnée par Jésus. De l’aide maintenant
et pour toujours. L’évangile
de Jésus nous est bénéfique aussi bien dans la vie présente qu’au
jour du jugement. Nous avons besoin d’aide durant ces deux périodes, et
nous ne devrions négliger ni l’une ni l’autre. Certaines
personnes considèrent l’Evangile comme un sauvetage d’une
condamnation future. Ils acceptent le Christ, et pensant que leur avenir
est maintenant assuré, ils retournent à leur mode de vie précédent,
utilisant leur propre locomotive, leur propre bonne volonté, leur propre
conception du bien et du mal. Ils peuvent imaginer avoir besoin un jour du
Christ, mais ils ne se rendent pas compte de la nécessité urgente de
L’avoir dès à présent. Ils peuvent avoir confiance en Christ
lorsqu’il s’agit de l’avenir, mais non pas au moment présent. Ils
peuvent s’efforcer d’obtenir le succès financier, ou la renommée, le
pouvoir et l’influence. Ils peuvent rechercher les plaisirs dans la
boisson et la nourriture, les sports, les amusements. Ils
peuvent les obtenir, mais rien de tout cela ne pourra les satisfaire,
parce que Dieu a mis en nous un besoin beaucoup plus profond que les
propres plaisirs. Dieu
nous a créé pour partager avec lui, et rien d’autre ne peut satisfaire
nos âmes. Pourtant, nous pouvons passer des heures et des jours sans
penser à la gloire de Dieu, ni à Son amour et Sa sainteté. Je suis
persuadé qu’une fois que nous verrons Christ dans sa gloire, nous
pourrions nous frapper la tête et dire : «Comment ai-je pu
porter autant d’attention à autre chose ?» Mais
nous ne voyons pas encore le Christ aussi clairement. Nous vivons en
quelque sorte dans des taudis, et nous avons de la difficulté à imaginer
des endroits où nous ne sommes jamais allés. Nous sommes trop occupés
à essayer d’y survivre pour nous arrêter aux gloires divines célestes. Mais
toutes les souffrances de cette vie sont un entraînement, je pense. Nous
apprécierons les joies de l’éternité encore davantage après avoir
lutté contre les dards du péché. Nous apprécierons davantage les corps
spirituels, après avoir expérimenté les souffrances de nos corps
physiques. Les épreuves de cette vie nous font regarder vers l’avant et
nous aideront à apprécier encore plus les joies de l’éternité. Et
paradoxalement, du mal sortira le bien, cela n’étant possible que par
Dieu. Cela
ne fait pas disparaître nos épreuves. Au contraire, cela peut nous aider
à comprendre pourquoi les épreuves font partie de la vie. Comme il est
écrit dans Actes 14 : 22 : « Nous
devons passer par beaucoup de tribulations pour entrer dans le Royaume de
Dieu». Dieu
ne nous donne pas la santé et le bien-être à chaque fois que nous les
lui demandons, même si nous sommes ses enfants, parce que de telles
choses pourraient trop facilement nous pousser à mettre l’accent sur la
vie physique au lieu de nous concentrer sur la réalité spirituelle. Nous
sommes trop souvent distraits, mais notre attention et nos affections
pourraient s’égarer encore davantage, si nous retirions de cette vie
une satisfaction physique. Le
but de cette vie physique n’est pas d’être totalement satisfaits.
Elle est supposée nous donner faim et soif pour le Royaume de Christ ;
nous irons à Lui et nous serons satisfaits en Lui. Les joies qu’Il
donne ne pourront jamais nous être ravies. Dans
cette vie, nous n’avons reçu qu’un acompte permettant d’aiguiser
notre appétit à vouloir recevoir davantage. C’est en comprenant ce que
nous n’avons pas que nous réalisons ce que le Christ donne. La
souffrance présente rend la joie du salut encore plus merveilleuse. Avril 2002 |
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