Worldwide Church of God Africa

 La Francophonie

Living and Sharing the Gospel in Africa

 

Home
Countries & Regions
Drumbeat
La Francophonie
Lusophone/Portuguese
Pastoral Website
Projects in Africa
Worldwide News
 

La grâce du don - une étude de 2 Corinthiens 8
par Michael Morrison, éditeur de la revue Worldwide News.

Lorsque Paul a rencontré les premiers apôtres, ils ont divisé le territoire de mission : Paul se consacrerait à évangéliser les non-Juifs et les premiers apôtres s'occuperaient des Juifs (Galates 2:9). Cependant, les apôtres demandaient à Paul de se souvenir qu'un bon nombre de croyants de Jérusalem avaient besoin d'aide financier (Galates 2:10).

Paul se faisait un plaisir de s'en souvenir parce que cela donnait l'occasion aux non-Juifs d'avoir des liens avec les croyants juifs. Puisque l'Évangile a commencé parmi les Juifs, c'était juste que les chrétiens non-Juifs le reconnaissent et soient reconnaissants envers le peuple juif. Ils pouvaient le faire en partageant avec eux une partie de leurs bénédictions matérielles.

Donc, comme partie de son travail auprès des églises non-juives, Paul coordonnait la cueillette d'offrandes destinées aux saints de Jérusalem (Romains 15:25-28 ; 1 Corinthiens 16:1 et seq.). Il a décrit l'importance de telles offrandes dans 2 Corinthiens 8 et 9.

La pauvreté et la générosité

Paul a débuté en mentionnant la très grande générosité des croyants au nord de la Grèce : " Nous voulons vous faire connaître, frères, la grâce que Dieu a accordée aux églises de Macédoine. Elles ont été mises à l'épreuve par de multiples détresses, mais les croyants, animés d'une joie débordante et malgré leur extrême pauvreté, ont fait preuve d'une très grande générosité. " (2 Corinthiens 8:1-2). En dépit de leur pauvreté, ils étaient très généreux, et Paul l'a attribué à la grâce de Dieu. Dieu les a disposés à donner le peu qu'ils avaient et de le faire avec joie.

" Ils sont allés même au-delà, j'en suis témoins ; spontanément et avec une vive insistance, ils nous ont demandé la faveur de prendre par à l'assistance destinée à ceux qui, à Jérusalem, appartenaient à Dieu. " (2 Corinthiens 8:3-4). Paul n'avait rien demandé aux Macédoniens parce qu'ils étaient pauvres. Mais ces derniers ont eu vent de la cueillette et ont voulu aider. Ils ont donné plus que ce que Paul aurait cru qu'ils pouvaient donner (nous pouvons lire le remerciement de Paul dans sa lettre aux Philippiens).

" Dépassant toutes nos espérances, ils se sont tout d'abord donnés eux-mêmes au Seigneur et ensuite, conformément à la volonté de Dieu, ils se sont mis à notre disposition. " (8:5). Pourquoi ont-ils donné ainsi ? Parce qu'ils se sont donnés à Christ, ce qui comprend également un empressement d'utiliser toutes leurs possessions pour avancer son œuvre. En se soumettant à Christ, ils ont voulu partager son sacrifice.

Sans doute, Paul entendait que les Corinthiens suivent l'exemple des Macédoniens. Ces derniers ont montré que la maturité spirituelle mène à la générosité matérielle. Les Corinthiens étaient mieux nantis. Ils se devraient donc d'être encore plus généreux.

La supplication de Paul auprès des Corinthiens

" Aussi avons-nous encouragé Tite à mener à bonne fin chez vous cette œuvre de générosité qu'il avait si bien mise en train. " (8:6). Apparemment, Tite avait déjà entrepris la cueillette des offrandes à Corinthe. Paul lui a donc demandé de continuer. En désignant la cueillette comme un acte de grâce, Paul la reliait à l'évangile et suggérait aux gens d'être volontairement généreux.

Puis, Paul faisait appel à la tendance des chrétiens de Corinthe de se croire meilleurs que les autres : " Vous êtes riches dans tous les domaines, qu'il s'agisse de la foi, de la parole ou de la connaissance, du zèle en toutes choses ou de l'amour qui, de nos cœurs, a gagné les vôtres ; chercher donc aussi à exceller dans cette oeuvre de générosité. " (8:7). Les uns se ventaient d'être supérieur aux autres au niveau de la foi, en paroles et en connaissances. Paul leur a donc dit qu'ils devaient s'efforcer pour être sincères, bienfaisants et généreux. Les Corinthiens devaient montrer leur foi à travers leur vie.

" Ce n'est pas un ordre que je vous donne, " dit Paul, " mais en mentionnant le zèle que d'autres ont déployé, je cherche à éprouver l'authenticité de votre amour. " (8:8). Paul ne leur a pas dit quel montant ils devaient donner. Cependant, il saurait ce qu'ils donneraient. La quantité serait le reflet de leur qualité.

De nos jours, beaucoup de gens n'aimeraient pas être comparés à d'autres, surtout en ce qui concerne la générosité. Mais Paul croyait qu'en les comparant à d'autres, cela aiderait les Corinthiens. Leurs contributions témoignaient leur sincérité.

Ensuite, Paul a utilisé l'exemple suprême, Jésus : " Car vous savez comment notre Seigneur Jésus-Christ a manifesté sa grâce envers nous: lui qui était riche, il s'est fait pauvre pour vous afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. " (8:9). Bien que Jésus soit égal à Dieu, il a abandonné volontiers sa condition divine pour nous sauver (Philippiens 2:5-8). Il s'est fait malédiction pour nous afin que nous puissions échapper à la malédiction et pour que nous soyons bénis (Galates 3:13).

Grâce à Christ, nous partageons ses richesses. La grâce n'est pas une théorie abstraite - en fait, elle est pratique. Elle donne des résultats physiques dans la vie de Jésus ; il devrait en être de même dans notre vie.

Selon les capacités de chacun

Paul poursuit en faisant appel à la générosité passée des Corinthiens : " C'est donc un simple avis que je vous donne et c'est ce qui vous convient: en effet, n'avez-vous pas été les premiers, dès l'an dernier, non seulement à agir, mais à prendre l'initiative de ce projet? Achevez donc à présent de le réaliser: menez-le à terme, selon vos moyens, avec le même empressement que vous avez mis à le décider " (8:10-11). En d'autres termes, ne lâchez pas !

Par la suite, Paul y ajoutait une condition : " selon vos moyens " (8:11). Donnez selon vos moyens, car Dieu regarde le cœur d'une personne et non le montant donné. " Lorsqu'on donne de bon cœur, Dieu accepte ce don en tenant compte de ce que l'on a, et non de ce que l'on n'a pas " (8:12).

Paul ne voulait pas que les Corinthiens s'appauvrissent (au fait, c'était peu probable que cela leur arrive) ; mais il voulait qu'ils partagent leurs bénédictions matérielles : " Il n'est pas question de vous réduire vous-mêmes à l'extrémité pour que d'autres soient soulagés ; il s'agit simplement de suivre le principe de l'égalité " (8:13). Si les riches Corinthiens cherchaient à être l'égal des autres et donnaient selon leurs moyens, leurs dons seraient généreux.

À l'époque, ils étaient bien nantis et avaient de quoi à partager. Mais il pourrait y avoir un temps où ils seraient nécessiteux, et les autres chrétiens leur donneraient de leurs biens : " Dans la circonstance présente, par votre superflu, vous pouvez venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Aussi, par leur superflu, pourront-ils un jour subvenir à vos besoins. Ainsi s'établit l'égalité " (8:14).

Paul ajoute une citation " suivant cette parole de l'Écriture : 'Celui qui avait ramassé beaucoup de manne n'en avait pas de trop, et celui qui en avait ramassé peu ne manquait de rien' " (8:15 ; Exode 16:18). La citation provient de l'histoire concernant la cueillette de la manne dans le désert. Ce n'est pas à propos de gens qui s'entraidaient. Paul le cite en tant que proverbe illustrant l'égalité des gens et non en tant que preuve.

Trois hommes de confiance

Pour aider les Corinthiens à avoir confiance que leurs offrandes seraient bien employées Paul ajoutait quelques mots en faveur de Tite qui devait accompagner l'offrande : " Je remercie Dieu d'avoir inspiré à Tite autant d'empressement pour vous que j'en ai moi-même. Non seulement il a accepté ma proposition de se rendre chez vous, mais il avait déjà décidé, avec un très grand empressement, de se rendre lui-même chez-vous " (8:16-17).

Tite se faisait du souci non seulement pour l'offrande, mais aussi pour les Corinthiens. Il s'est porté volontaire pour se rendre à Corinthe et servir de garde de sécurité à l'égard des sommes recueillis.

Paul mentionne une deuxième personne sans pour autant la nommer : " Nous envoyons avec lui le frère qui est apprécié dans toutes les Églises pour son travail au service de la Bonne Nouvelle. Il a, de plus, été désigné par le vote des Églises pour être notre compagnon dans le voyage que nous entreprenons pour accomplir cette œuvre de générosité. C'est pour la gloire du Seigneur lui-même et pour manifester notre souci pour les autres que nous accomplissons ce service " (8:18-19).

La lettre de Paul aux Corinthiens servait également de lettre de recommandation à l'égard des courriers qu'il avait envoyés à Corinthe. Il exprime sa confiance en eux afin que les Corinthiens puissent également constater que ces hommes étaient dignes de confiance. Ici, Paul mentionne que les églises avaient désigné cet homme pour accompagner l'offrande à Jérusalem. Paul leur rappelle que ses propres motifs étaient de servir le Seigneur et de venir en aide à son peuple.

" Nous tenons à éviter toute critique quant à notre manière de nous occuper de ces sommes importantes. En effet, nous avons à cœur d'avoir une conduite irréprochable, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes " (8:20-21). On avait accusé Paul d'avoir un agenda caché lorsqu'il prêchait l'Évangile. Il aurait fait d'autant plus l'objet d'accusations s'il recueillait lui-même des fonds. Il a donc pris des précautions, tout comme nous le faisons, d'ailleurs. Aujourd'hui, nous avons recours à un vérificateur pour vérifier si les offrandes sont utilisées pour les fins auxquelles elles sont destinées.

Paul mentionne ensuite une troisième personne : " Avec eux, nous vous envoyons encore ce troisième frère, dont nous avons en bien des fois l'occasion d'apprécier le dévouement. Dans le cas présent, son empressement est d'autant plus vif qu'il a une pleine confiance en vous " (8:22). Paul félicite l'attitude de cet homme envers Dieu et envers les Corinthiens ; en matière d'offrandes, l'attitude envers les deux est importante.

Paul termine le chapitre en louant ces hommes de nouveau : " Ainsi, je vous recommande Tite comme mon compagnon et mon collaborateur auprès de vous, mes frères, comme les délégués des Églises, des hommes qui font honneur au Christ. Donnez-leur donc, la preuve, et par eux, à toutes les Églises, que votre amour n'est pas un vain mot et que c'est à juste titre que nous nous sommes montrés fiers de vous devant eux " (8:23-24).

Nous sommes fiers de vous, dit Paul. Alors nous vous demandons de faire preuve de la générosité que nous vous connaissons à l'égard des offrandes. Cela témoignerait de la sincérité de votre amour non seulement auprès de ces trois hommes, mais vous servirez aussi d'exemples aux autres églises. Tout comme nous vous avons fait part de la générosité des Macédoniens, nous parlerons de la vôtre à d'autres personnes.

La cueillette de fonds est une œuvre ingrate. Pourtant, c'est nécessaire. Pour que les gens qui sont en moyens puissent partager avec ceux qui en ont besoin, les leaders des églises doivent communiquer les besoins et encourager les gens à être plus généreux. Paul a utilisé bien des moyens pour les persuader : sa relation avec les donateurs, leur relation avec Dieu, leur réputation auprès d'autrui, leur désir d'exceller et de faire leur preuve, l'exemple de Christ, les exemples d'autres personnes et l'assurance qu'on emploierait fidèlement les offrandes.

Paul avait les yeux fixés sur la croix de Christ. Pourquoi alors le plus gros de sa lettre constituait-il une demande pour des dons ? Il comprenait qu'il y avait un rapport spirituel et logique entre la croix et le comportement des chrétiens.

Le fait que Jésus soit disposé à donner est un exemple dont les chrétiens devraient suivre. Notre priorité dans la vie n'est pas notre propre confort. C'est le service. Nous sommes destinés à servir Christ en servant autrui. Sa grâce envers nous devrait se refléter par la grâce que nous accordons à autrui - pas seulement la grâce de pardonner, mais aussi celle des bénédictions matérielles reçus et que nous devrions partager.

Notre attitude vis-à-vis les offrandes a une signification spirituelle. Paul dit que cela témoigne de notre amour, du souci que nous nous faisons pour les autres. Il faut que nous excellions tous dans la grâce du don.

 


Home | Countries and Regions | Drumbeat | La Francophonie | Lusophone | Pastoring | Prayer book | Projects | Worldwide News

Contact the WCG  | Contact the Webmaster